
Faire sans ? En Occident, beaucoup d’entre nous ont l’habitude de penser qu’ils ont simplement « besoin » de telle ou telle chose. Je ne parle pas des bases de la pyramide de Maslow, mais des produits, des activités, ou même des personnes. Nous avons cette sensation que cela nous est dû.
D’ailleurs, on l’entend dans beaucoup de discours : l’abondance, le bonheur, la joie seraient quelque chose que la vie leur doit. Pourtant, il est peut-être utile de simplement vivre en se disant qu’on peut faire sans. De nombreuses personnes aux modes de vie alternatifs nous montrent qu’ils y parviennent facilement.
Pour beaucoup, « faire sans » est perçu comme un mépris de leurs désirs, de leurs envies et de leur vie. Pourtant, avons-nous besoin d’autant de choses ? D’autant de relations ? D’autant de événements ? Ne pouvons-nous pas faire sans ? Le processus d’habituation a ceci d’extraordinaire que nous pouvons nous conditionner à vivre avec des choses, mais également à réapprendre à vivre sans.
Bien sûr, c’est parfois, en pratique, plus long, voire moins stimulant. Mais c’est possible. Le pire est peut-être de ne pas avoir quelque chose que l’on désire, et pourtant, depuis des années, on vit sans. Alors, pourquoi continuer à chercher à avoir plus, alors que, très souvent, nous ne sommes pas plus mal ainsi ? Hormis, peut-être, ce petit désir qui nous titille de vouloir posséder.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
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Pank’s Reflections / Instant n°535 : The Art of Doing Without: Toward a Happy Sobriety
Doing without? In the West, many of us are used to simply telling ourselves we « need » this or that. I’m not talking about the base of Maslow’s pyramid, but products, activities, or even people. We have this feeling that it is owed to us.
Besides, you hear it in many systems: abundance, happiness, and joy are somehow owed to them by life. Yet, it might be useful to simply live by telling ourselves we can do without. There are plenty of examples of alternative people who show us they manage it easily.
For many, « doing without » feels as if their desires, wants, and lives are being dismissed. Yet, do we need so many things? So many relationships? So many events? Can we not do without? The process of habituation is extraordinary in that we can condition ourselves to live with things, but also relearn to live without them.
Of course, in practice, it is sometimes longer, or even less stimulating. But it is possible. Perhaps the worst is not having something you desire, and yet you’ve lived without it for years. So why keep trying to have more, when very often, we are no worse off? Except, perhaps, for that little itch of a desire to want to possess.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog



